Si je ne suis que l’ombre qui reflète la fugacité,
Laisse-moi ce côté sombre, je te laisserai l’alacrité.
Errant sur cette ronde, baladant mes infirmités,
Je vibrerai sur l’onde me donnant goût d’éternité.
Et puis si les vapeurs, grandissant le relent soudain,
Amènent vers moi la peur et son florilège tant craint,
Je repousserai leur leurre, les vaincrai même avec dédain,
Utiliserai l’ardeur pour constamment rester serein.
Je ne cherche les fonds, je ne cherche non plus à briller,
J’écarte juste les sons qui, prompts à nous faire vaciller,
Émettent entre les monts, des brises à tout éparpiller.
Les feuilles de notre raison s’en retrouvent souvent pliées.
J’aime cependant tester le poids de tout mon dur labeur,
Et si la passion venait resouffler sur mes erreurs
Où ma pugnacité, se mélangeant à la douleur
Serait prête à aller ? Où serait donc ma valeur ?

