Les révolutions ne sont que des évolutions rétrogrades
Elles n’ont d’heureux que l’évocation des grades,
Dont certains se battront pour monter au sommet
Et le peuple gisant sera, encore, trompé.
Mais cher peuple, pauvre fou, n’as-tu vu ta folie ?
Toi qui sues chaque jour et crois à ces bandits.
Tu implores de nouveau un maître sans compassion,
Toi rempli d’émotion qui n’écoute la raison.
Tu te plaints de tes coups mais en redemande tant,
Trompé comme une femme aimant son tyran.
Tu remets du sang neuf dans tes tribulations
Tu retournes au lit avec un autre Napoléon.
Il est clair qu’en étudiant les foules dans le temps
On s’aperçoit que peu de la foule s’écartent.
Peu voient dans la débilité du rassemblement
Une masse informe d’émotions écarlates.
Telle une femme mal aimée, demandant un grand maître,
La foule n’est qu’un bébé criant pour paraître.
Une fois ton cri passé, ta manifestation
Va droit dans le fossé de tes altercations.
Tu crois que l’émotion a bien son importance.
C’est pourquoi, pauvre folle, on te trompe en silence.
La justice ici n’a vraiment pas sa place.
Tu décides toi-même de la perdre dans la masse.
Quand comprendras-tu que la foule est débile
Et répond instinctivement à une envie docile
De répondre au plus fort pour mieux la protéger
Plus fort étant souvent celui qui va l’éventrer.
Alors cesse de te plaindre si l’émotion t’assaille
Tu choisis ton fardeau et te plains en pagaille.
Quand apprendras-tu donc à assumer tes choix ?
Si la bêtise nous suit, vois clair de surcroit.
Ne va pas suivre ces nouveaux loups ambitieux
Qui t’assurent un avenir meilleur ou plus heureux.
Tu n’es juste qu’un pion dans leur ascension.
Plus vite tu le verras et moins grande ta déception.
Ton époque n’a vraiment rien d’extraordinaire.
Tu crois que la technologie change grandement l’affaire.
Mais c’est l’homme le problème, et le bien et le mal,
Et l’aveugle qu’est la foule et qui toujours râle.
Rien ne change dans le temps. Les gens redoutent la mort.
Si tu veux changer ta vie, penses-y plus encore.
Car tu n’es qu’un esclave qui ne vit presque pas.
On te conditionne et tu sembles aimer ça.
Pourquoi regarder des « programmes » de télé,
Si ce n’est alors pour te programmer ?
Pourquoi parler d’une seule histoire quand il y en a pleins ?
Pourquoi chercher raison devant tant de crétins ?
L’idiot ne cherche rien mais peut apporter plus
Que l’esclave qui s’illusionne sur le monde extérieur.
Toi qui te crois censé et qui vote, en plus
Va donner des leçons à ceux qui voient le leurre.
Mais tu seras berné, contrairement à nous autres,
Utilise la raison pour corriger tes fautes.
Car tu espères bien trop, et voilà donc ton tort
L’espoir n’était-il pas dans la boite de Pandore ?
La mère de la déception n’est autre que l’espoir
Et si en la politique tu te fais un devoir,
Alors toi qui ne connais vraiment rien au pouvoir
Ne pourrait pas comprendre l’envers de ses couloirs.
Tu crois que ceux qui montent te gardent dans leur cœur ?
Telle une pucelle fragile, tu crois donc au meilleur ?
Est-ce illusion docile ou lâcheté sans rancœur
Si tu donnes ton ardeur au plus grand des violeurs ?
Redescends donc sur terre et laisse-moi t’aider.
L’homme est un loup pour l’homme, voici la vérité.
Tu n’as connu de guerre et n’ose pas regarder
Le mal pour en sortir de quoi progresser.
En regardant le mal, tu peux donc en tirer
De la bonté aussi dans cette absurdité
Qu’on appelle politique et où sied le pouvoir,
Si ta lâcheté mentale ne cesse d’y croire.
Le pouvoir appelle l’homme le plus machiavélique
La bonté d’un cœur pur cherche rarement le public.
Et tu penses donc choisir un sauveur chimérique.
Réajuste ta pensée et donc ta rhétorique.
Car tu vis dans la peur dans un système voulu.
Tu votes pour des gens qui l’instaurent en plus.
Écoutant leurs agents via les médias publics,
Qui orientent ta pensée sans qu’il n’y ait de hic.
Ton défaut ? L’arrogance ! Tu crois que tu vois mieux.
Tu crois pouvoir décrypter ce qu’on te lance aux yeux.
Mais tu n’as pas idée du dessous des cartes reines,
De l’actualité qui ne sont qu’histoires vaines.
Va donc te divertir, du pop-corn au ciné,
Effets subliminaux, certains en ont parlé.
Californication, même les Red Hot le disent
Mais tu n’écoutes que le son, étrange bêtise.
Combien de fois j’entends : mais pourquoi donc hein ?
En plus d’être arrogant, tu n’es pas très malin.
Pourquoi être méchant ? Quelle stupide question.
Et pourquoi dominer ? Et pourquoi tant de cons ?
J’insulte ton ego, pour mieux te réveiller.
Ici je ne suis qu’un fou, un rebelle illuminé.
Mais si un fou voit mieux qu’un homme fort instruit
Alors le monde s’effondrera et tant pis…
Mais je préfère danser dans la ronde qui s’écroule
Prônant une vérité, car celle-ci s’écoute.
Il n’y a qu’elle qui blesse, trouvant toujours un chemin
Même aux oreilles des hommes qui lui porte dédain.
En vérité, pauvre homme, tu répètes sans chercher.
À l’école, on t’instruit à répéter sans penser.
Et toi, évidemment, croyant les éminences,
Absorbe leur discours et reste dans le silence.
Si une instance l’a dit, c’est que c’est surement vrai
On ne pourrait mentir à ce point, pas vrai ?
Mais as-tu ressenti les choses dont on te parle ?
Alors pourquoi gober ce que tu ne comprends pas ?
Et ton esprit critique, propre aux foules en délire ?
Est-il donc au placard quand il s’agit de lire ?
Quand il s’agit de chercher tout seul dans le noir,
Es-tu mentalement lâche d’admettre ton peu de savoir ?
Tu admets tant de choses que tu n’expérimentes,
Remets à d’autres le pouvoir de t’expliquer leur science.
Tu ne cherches presque rien, tu préfères le confort
À la recherche perso qui demande plus d’efforts.
Tel un consommateur, tu manges ce qu’on te donne.
Tu manges du poison si la pub le fredonne.
Es-tu tel un mouton, qu’on tond et qu’on abat ?
Veux-tu être une ressource pour ceux dont le débat
Télévisuel est un mirage douillé,
Ou pseudo-ennemis mangent ensemble juste après
S’être bien engueulé sur un plateau TV.
Oui, peuple du monde, tu te fais flouer.
Ces gens se côtoient bien et sont du même réseau
Tels des illusionnistes, ils créent via leurs faisceaux
Des idées du réels qui en fait ne sont,
Mais ont pour but de faire réagir à l’unisson.
Il n’y a pas de différences entre media et politique
L’un est le tronc stable, l’autre l’arme pratique.
Dans un monde où les armes de séduction massive
Sont bien plus efficaces que la coercition fictive.
Je te laisse, j’ai à faire, d’autres choses à raconter.
Si tu aimes mon discours, alors viens me chercher
Mais surtout réveille-toi et doute des discours
Qu’ils s’agissent du mien ou des leurs bien plus sourds.
Si on tente de saper ta propre liberté
Au nom de la mort ou d’un autre prétexte inventé,
Sache que justement celle-là est en danger
Alors bats-toi pour sauver ce que tu es.
La mort n’est pas à craindre, elle se trouve dans la vie.
Tu n’es ni le dernier, ni le premier en vie.
Vis comme un homme libre, non comme un mouton.
Il y a plus de panache à vivre un jour comme un lion.
Car la vie d’un homme ne compte pas vraiment,
Ce qui compte sont les idéaux qu’il défend.
Ils transcendent l’homme au-delà de sa vie.
Vois Bouddha, Mahomet ou encore Jésus Christ.
Que je vive ou je meure, le destin choisira,
Mais défendre mon honneur, cela me gardera.
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